Si la taille d’une ville se mesure à la grosseur de son Canadian Tire, Channel-Port aux Basques est toute petite et ses activités gravitent principalement autour du port d’embarquement. C’est de là que débute cette journée où nous aurons à parcourir 162 km.
Tout d’abord, voici la preuve que nous foulons bel et bien le sol terre-neuvien et non, ce n’est pas un montage Photoshop.
Nous roulons sur la Trans-Canadienne. Il n’y a pas beaucoup de circulation; on dirait une grosse piste cyclable sur laquelle on a permis aux camions de rouler. Côté météo, très forte probabilité de précipitation. Pas besoin de vous dire que le ciel est menaçant. Ça donne des effets spectaculaires. À vous de juger.
La pluie a quelque peu gâché le dîner et la fin de notre excursion. Elle s’est mise de la partie autour du 100e km. Ça tombait dru; de 20 à 30 mm étaient prévus. Mes appareils photos m’ont tous les deux signifié qu’il n’était pas question d’opérer sous ces conditions. Supposément que les orignaux abondent à Terre-Neuve; pas un ne s’est montré, préférant se cacher que d’avoir à subir de telles conditions.
J’ai essayé de croquer une belle scène dans cet enfer humide…
La photo a été prise sur la grosse côte à mi-chemin sur la route reliant la Trans-Canadienne à Stephenville, une ville qui abritait jadis une base militaire de la US Air Force. Un vingt km qui n’en finissait plus car la température s’est mise à chuter et les forts vents nous faisaient maintenant face. Une expérience qui me prouve que Terre-Neuve est une terre d’extrêmes.







