Journée de déménagement. Tout a débuté très tôt ce matin. À 05h00, nous quittions la chambre. Notre plan était simple et bien rodé. Transporter les boîtes vélos avec le chariot de l’hôtel sur le Tram jusqu’à la gare, ramener le chariot à l’hôtel et retourner avec les valises. Simple, non?
Voici qui montait la garde à la station Homme de Fer aux petites heures.
En embarquant à l’arrière du Tram, le conducteur nous accueillait à l’aide de l’intercomm : « Les chariots ne sont pas permis à bord ». Avant de réaliser que nous étions visés, les seules dix personnes à bord se sont retournées pour savoir qui immobilisait la rame. Elle n’est repartie que lorsque je suis sorti avec le chariot, laissant Lily et les boîtes en route vers la gare. Si vous entendez dire qu’aujourd’hui à Strasbourg tous les horaires du transport en commun sont décalés de cinq minutes, cherchez pas les coupables de midi à quatorze heures. 🙂
Le reste du plan s’est déroulé comme prévu. Je vous l’avais dit qu’il était bien rodé. À preuve que les bagages se sont rendus à la gare.
Deuxième épreuve de la journée: prendre le bon train. À la gare, on ne connaît le quai d’embarquent que 20 minutes avant le départ. Aussitôt connu, perdez pas de temps parce que rien ne retardera le train de partir à l’heure. Dans l’intervalle, il faut trouver le bon wagon, trouver de la place pour nos boîtes vélos et trouver le bon siège. On a fait ça tout seul comme des grands. Y était pas question, ce coup-ci, que tous les horaires de tous les trains de toute la France soient retardés de cinq minutes!
Qu’ossa l’air un TGV? En première classe, sièges amples et confortables. Belles vitres panoramiques. Les moquettes ont cette apparence de taches de peau de vache. Ces taches ne sont rien d’autre que l’usure du tapis. Vous avais-je dit qu’on était près des toilettes? Tout confort quoi.
Qu’essa donne voyager en TGV? Raymond, mon bogieman favori, j’admets que tu fais une bonne job avec la douceur des roulements; c’est tout confort. On n’a pas idée de la vitesse jusqu’à ce qu’on longe une autoroute. Grâce à l’expérience de notre première sortie en vélo en Alsace, je sais que les véhicules y roulent à 110 à l’heure. À bord du train, ces mêmes véhicules ont l’air de rouler en super slo-mo. L’ampleur prend tout son sens lorsqu’on va au petit coin. Imaginez votre toilette filant à 322 km/h. Si cette toilette avait une fenêtre, voici ce qu’on verrait:
Tellement vite que la rétine ne réussit pas à fixer toutes les couleurs. 😉
Après avoir traversé la France d’Est en Ouest, la locomotive avait un fini peinture picotée à cause de toutes ces bibittes ayant connu un destin tragique. Ayons une pensée spéciale pour elles.
À 13h00, on se promenait déjà dans Nantes…

… heureux mais quelque peu fatigués.
On ne se fera pas prier pour dormir ce soir. Notre chambre a une vue imprenable sur la ville; c’est le manque d’ascenseur qui nous a compliqué la vie pour monter les valises.













































































































