Jour 17 – Deer Lake – Congé

Il était clair dès le départ que ce voyage devait comprendre une visite au Parc national du Gros Morne. Aujourd’hui, malgré l’apparence de pluie, c’était le moment tout désigné.

Nous avons donc loué une automobile. Faisaient partie du groupe, Lily, Lison, Jocelyn, Michel et votre humble scripteur.

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Temps couvert ou pas, ce parc est très beau. Voici quelques unes des photos que j’ai prises. J’en ai d’autres de meilleure qualité sur ma caméra. Je n’en dis pas plus. Régalez-vous les yeux.

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Nous avons même pris le temps de déguster un hamburger à l’orignal dans un restaurant d’apparence banale mais surprenant. Pour Jocelyn qui s’initie tranquillement à l’anglais, il s’est étonné de notre empressement à commander des hamburgers aux souris (il confondait moose et mouse!!!).

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Une belle journée … à nous en faire oublier la pluie.

Jour 16 – Deer Lake – 129 km

Les terre-neuviens ont perfectionné l’art zen du service à table slo-mo. Tous les cyclistes sont donc partis sur le tard et pratiquement en même temps. Le résultat s’est avéré intéressant. Nous nous sommes fréquemment croisés aujourd’hui.

C’est donc par un vent de face glacial de 20 km/h et au son du grincement de la chaîne d’Adrien que nous avons quitté Stephenville. Sa chaîne n’avait pas aimé le lavage à la grande eau de la veille. La force des vents d’hier et de ceux d’aujourd’hui m’a permis de comprendre pourquoi cette ville possède un aéroport. Un avion pourrait facilement décoller sans utiliser ses moteurs!!!

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Même avec une photo comme celle qui suit, Lily persiste à croire que je ne suis pas romantique. 😦

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Corner Brook est une ville de 30 000 habitants assez spectaculaire. Elle est construite en pente autour d’une baie et la Trans-canadienne la traverse dans sa partie supérieure. Si la loi de la gravité dit qu’un corps qui monte doit redescendre, Corner Brook en est l’anti-thèse. Si on descend pour la visiter, on doit remonter pour en sortir.

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Continuer sur la 1 Est pour sortir de cette ville est également spectaculaire tant par la longue pente qui n’en finit plus (j’ai fait du 65 km/h sur les freins) que par les falaises qui l’entoure.

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Après tout ça, destination Deer Lake. Demain, une gâterie nous attend.

Jour 15 – Stephenville -162 km

Si la taille d’une ville se mesure à la grosseur de son Canadian Tire, Channel-Port aux Basques est toute petite et ses activités gravitent principalement autour du port d’embarquement. C’est de là que débute cette journée où nous aurons à parcourir 162 km.

Tout d’abord, voici la preuve que nous foulons bel et bien le sol terre-neuvien et non, ce n’est pas un montage Photoshop.

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Nous roulons sur la Trans-Canadienne. Il n’y a pas beaucoup de circulation; on dirait une grosse piste cyclable sur laquelle on a permis aux camions de rouler. Côté météo, très forte probabilité de précipitation. Pas besoin de vous dire que le ciel est menaçant. Ça donne des effets spectaculaires. À vous de juger.

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La pluie a quelque peu gâché le dîner et la fin de notre excursion. Elle s’est mise de la partie autour du 100e km. Ça tombait dru; de 20 à 30 mm étaient prévus. Mes appareils photos m’ont tous les deux signifié qu’il n’était pas question d’opérer sous ces conditions. Supposément que les orignaux abondent à Terre-Neuve; pas un ne s’est montré, préférant se cacher que d’avoir à subir de telles conditions.

J’ai essayé de croquer une belle scène dans cet enfer humide…

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La photo a été prise sur la grosse côte à mi-chemin sur la route reliant la Trans-Canadienne à Stephenville, une ville qui abritait jadis une base militaire de la US Air Force. Un vingt km qui n’en finissait plus car la température s’est mise à chuter et les forts vents nous faisaient maintenant face. Une expérience qui me prouve que Terre-Neuve est une terre d’extrêmes.

Jour 14 – Port aux Basques – Traversée

Une journée où on a pu se lever tard : à 7h. Le traversier ne partait pas avant 15h15. Quoi faire à North Sydney un jour de la fête du Travail quand, comme dans toutes les autres villes, tout est fermé.

On nettoie et vérifie le fonctionnement du vélo…

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…avant de faire la queue pour le traversier.

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L’embarquement s’est déroulé comme sur des roulettes ;-).

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L’arrivée à Port aux Basques s’est faite dans la noirceur à 20h45. Pour aller à l’hôtel, à 3 km du port, un convoi de lumières de Noël a suivi le véhicule d’Éric à basse vitesse. Très féérique!

Demain une longue journée sous la pluie s’annonce. Dodo tout le monde.

Jour 13 – North Sydney – 152 km

Ce matin, le ciel est couvert sans être menaçant. On doit retourner à Port Hastings avant de prendre la 105 Est, la route Mabel et Graham Bell. Au bout de cette route, le traversier qui mène à Terre-Neuve nous attend.

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Jocelyn, l’encadreur, nous a rattrapé.

20110905-153044.jpg  Ce sourire est une déformation professionnelle d’un employé d’Hydro-Québec. Il est au paradis partout où va; il y a toujours un poteau de l’hydro tout près. 

On aperçoit le lac Bras d’Or, là où a eu lieu la première envolée d’un avion au Canada.

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Dans le village de Whycocomagh, j’ai pu prendre connaissance de la subtilité du message des autochtones aux prospecteurs des gaz de schiste sur leur territoire.

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Baddeck! C’est un beau petit village très pittoresque sur les berges du lac Bras d’Or. Il héberge de beaux gites et le musée de Graham Bell.

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Ce dîner dans un cadre enchanteur avait un prix, un énorme prix. Nous attendait une montée épuisante longue de 5 km (par chance, la caméra iPod ne montre pas la sueur)…

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…simplement pour se diriger vers une horreur de mauvais goût. C’est ce pont qui nous attendait au bas de la pente de l’autre côté du sommet.

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Ce n’est pas par hasard si ce pont ressemble à celui de Miramichi. Il est tout aussi dangereux. Comment réagirait son architecte si on l’obligeait à le traverser à vélo?  Je suis convaincu qu’il se sentirait comme un guillotiné de la révolution française. Par chance, notre guide Éric nous a offert une gâterie; c’est sur les banquettes de son camper que nous sommes passés d’une rive à l’autre.

L’arrivée à l’hôtel a été marqué par la côte des côtes : 100 m à 16 degrés. Mon vélo ne l’a pas digéré… au sommet, le pneu arrière a explosé!

Jour 12 – Port Hawkesbury – 133 km

Voici le spectacle que nous réservait notre fenêtre de chambre ce matin.

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Il y a de ces jours où la nature t’invite fortement à rester dans ton lit. On ne l’a pas écoutée. C’est donc sous un couvert de brume que nous avons quitté Pictou…

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…et en moins de deux heures, un soleil radieux nous avait rattrapé…

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Antigonish est devenue l’endroit désigné pour prendre notre pause dîner. À rouler, on se pose beaucoup de questions du type « Quelle est l’origine de ce nom de lieu? ». On parvient même à trouver des réponses. Au début de la colonie, il y avait les Gonish et les Antigonish qui se haïssaient mutuellement. Ai-je besoin de vous dire qui a eu le dessus? Comme le dit si bien la publicité de l’Outaouais, si vous ne venez pas, on pourra vous raconter n’importe quoi.

On a pris notre dîner sur le campus de l’université St. Francis-Xavier. Très beau campus. De quoi aider la digestion.

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L’ile du Cap Breton étant entourée d’eau, plus nous nous en approchions, plus ça se rafraichissait. À preuve, cette photo. Prenez le temps de lire le panneau jaune.

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À notre entrée sur l’ile…

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…je m’étais confié une mission spéciale. Cette photo avait été prise de moi en août 1977.

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Voici maintenant un photo de moi reprise au même endroit, 34 ans plus tard.

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J’ai appris que le totem avait disparu à cause de la pourriture. Ça porte à réfléchir sur la longévité. Une réflexion qui m’a, je crois, fait découvrir le secret. Il s’agirait de manger des aliments sains, ceux qui se gâtent, mais de le faire avant qu’ils ne pourrissent.

Le totem n’aura donc pas pourri en vain.

Jour 11 – Pictou – 68 km

Autre journée ensoleillée et très plaisante à l’horizon. En se levant, Lily…

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…avait un choix à faire (laquelle des portes ???)

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Elle a opté pour prendre ça mollo et d’oublier que les traversiers de Wood Islands fonctionnaient selon in horaire. C’est donc avec le sourire que nous a fait nos adieux à Charlottetown.

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Les rives entourant la ville baignaient dans la brume. L’effet était spectaculaire.

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Ah! Que de regrets à contempler les paysages pittoresques de l’île pour une dernière fois…

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…mais il faut tourner la page et passer à la prochaine province.

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Cet article indique bien le genre de journée que nous avons eue : courte et plaisante. Nous logeons à Pictou, petite ville historique fondée par des écossais à la fin du XVIIIe siècle. Notre hôtel est historique, bien situé et très beau.

Jour 10 – Charlottetown – 125 km

Autre très belle journée. Très confortable. Direction Ile-du-Prince-Édouard. Que de beaux souvenirs!

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Comme vous pouvez le constater, il y en a une qui est pressée d’y retourner.

Lily et moi nous sommes encore sentis rebelles aujourd’hui. Après avoir roulé trop longtemps sur l’autoroute 15, nous sommes sortis des sentiers recommandés. En prenant la 955, nous avons troqués les camions à haute vitesse pour une route plus pittoresques à la chaussée plus cahoteuse. Oh! Que mon derrière ne l’a pas aimé celle la. Ce qui importe c’est que mes yeux se réjouissaient.

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C’est cette route qui, il y a plus de trente ans, me rendait de précieux services. C’est un raccourci sur lequel je pouvais filer à toute allure pour devancer les véhicules sortant du traversier.

En peu de temps nous étions rendus au …. pont. C’est un pont maintenant.

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Impossible de le traverser à pied ou en vélo. Il a malheureusement fallu le faire en navette sur une banquette rembourrée. Un partie très précise de mon anatomie a voulu m’embrasser pour avoir renoué avec le confort. Je lui ai dit de s’écraser et de ne plus me le demander!

L’île recèle de beaux paysages. Entre Summerside et Charlottetown, on se croirait dans les Prairies canadiennes, formule réduite. Les champs ont tous des dimensions de grandeur humaine et des coloris variés sur fond de terre rouge. À la différence des Prairies, on a l’avantage de n’être jamais bien loin d’un paysage de bord de mer.

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Je me rappelle la convivialité des gens et la confiance qu’ils se portent entre eux. Ça n’a pas changé. Sur le bord de la route, du bois de chauffage à vendre; il n’y avait qu’une boîte de conserve comme agent des ventes pour recueillir l’argent des clients. Le summum de l’automatisation! À Charlottetown, de nos cyclistes ont pu magasiner dans une boutique vélo fermée; le proprio avait oublié de verrouiller la porte d’entrée… Invitant!

C’est une journée qui, bien qu’épuisante à cause de la quantité de collines à monter et à descendre, m’a beaucoup plu …

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Nous nous sommes donc offerts une petite gâterie pour souper.

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Jour 9 – Shediac – 129 km

Wow! Une autre très belle journée. Avec un vent dans le dos de 10 à 20 km/h, laissez-moi vous dire que mon arrière-train ne s’en porte que mieux.

La 134 est une belle route avec un bel accotement. Nous sommes en territoire acadien. Ce qui nous frappe, ce sont les demeures. Sobres, mais toujours très propres. Très peu de tape à l’oeil, mais elles arborent toujours l’étoile ou le drapeau acadien. Fierté d’un peuple oblige!

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Après un dîner pris dans un joli parc de Bouctouche…

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… j’ai eu la chance d’avoir un entretien avec la Sagouine. C’est elle qui a cligné des yeux en premier.

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Je me suis senti rebelle aujourd’hui et ai décidé de me rapprocher du rivage en passant par la 535. Quelle belle décision. Le bitume avait la douceur d’une peau de bébé et les paysages étaient à faire rêver.

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C’est à Shediac que tout a pris fin…

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…là oú se trouve le plus gros homard du monde.

Jour 8 – Miramichi – 168 km

Notre première journée complète dans les maritimes débute avec une côte de 100 m à 13%. J’ai appris à Lily comment l’apprivoiser en zig-zaguant; elle l’a maîtrisée sans problème. Les maritimes, c’est aussi là que nous nous sommes apprivoisés il y a plus de trente ans. Il faut avouer que contrairement à grimper une pente en vélo, la maîtrise des éléments d’une vie conjugale est un apprentissage toujours à parfaire.

Rien de tel que de rouler tôt le matin par une journée qui s’annonce très belle, seul sur la route avec son ombre. À preuve, cette photo prise avant d’arriver à Charlo.

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La 134 était relativement plate avec une belle vue sur la baie des Chaleurs. C’est un nom qui sert à toutes les sauces : Chaleur Tire, Scierie Chaleur et même Chaleur Air Climatisé!!! En fait, je n’ai aucune idée du moment où cette baie a pu être chaude. Ça fait deux jours qu’on la longe et il a fallu se vêtir « chaleureusement ».

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Nous avons dîné à Bathurst dans un beau parc riverain bien aménagé. Ce que je retiens le plus de cette ville, c’est la qualité de ses puisards. Tous étaient entourés de crevasses propres à causer des chutes et à crever nos pneus. Heureusement, il était facile de les éviter, à défaut de ralentir la circulation.

L’après-midi s’est bien déroulé. Beaucoup de montées et de descentes dans une région peu populeuse.

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Le clou de la randonnée fut sans contredit la traversée du pont qui enjambe la Miramichi (maintenant vous comprenez pourquoi la ville porte ce nom). Autant il est beau, autant il est épeurant pour un cycliste. D’une longueur d’un km, il faut rouler sur un trottoir de deux pieds de large, balayé par de bons vents latéraux et collé sur une rampe de 4 pi de haut pour nous empêcher de chuter dans la rivière. Un manège à émotions fortes gratuit! S’abstenir si vous souffrez du vertige.

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